Simulation de l’Impact socio-économique des entreprises sociales d’insertion à Budapest

Impact socio-économique
SIMULATION – ENTREPRISES SOCIALES D’INSERTION À BUDAPEST (HONGRIE)

Comme il n’existe pas d’entreprises sociales d’insertion en Hongrie, nous avons réalisé une simulation en utilisant l’information suivante:

  • 10 entreprises d’insertion (ESI).
  • Une moyenne par ESI de 5 travailleurs en insertion et 4 professionnels.
  • Un total de 90 travailleurs (45 ETP) dont 50 travailleurs en insertion (25 ETP en insertion).
  • Un salaire brut annuel correspondant au salaire minimum pour des personnes peu qualifiées (327,4€ /mois).
  • Subvention : aide au poste (ETP en insertion): 70% du salaire brut minimum annuel d’une personne peu ou pas qualifiée.
  • Subvention : aide à l’accompagnement social : 21% du salaire brut d’un éducateur social à mi-temps.

Au niveau des subventions, nous avons pris comme référence l’aide financière moyenne que l’Etat accorde actuellement aux organisations qui emploient des personnes défavorisées en recherche d’emplois (moyenne de 269,2€ par mois- Loi CVI/2011).

  • Ces 2 subventions pour l’ESI correspondraient donc à un total de 269,2€ par mois, soit le même montant subventionné par l’État dans le cadre du soutien à l’embauche des personnes défavorisées (Loi CVI/2011).
  • Ces aides de l’Etat ne seraient donc pas supérieures à ce qui existe actuellement, mais elles faciliteraient la création d’entreprises d’insertion et par conséquent elles permettraient de créer des emplois et de développer les compétences des personnes défavorisées dans le cadre d’un parcours d’insertion. Pour l’ESI, ces aides permettraient de couvrir une partie des surcoûts dus au travail de l’accompagnateur social et à l’embauche de travailleurs en insertion qui sont environ trois fois moins productifs que des salariés dans des entreprises « classiques ». De plus, le salaire des travailleurs en insertion serait au moins au niveau du salaire minimum, et non inférieur, ce qui leur apporterait une certaine autonomie économique.
  • Ce modèle permettrait tout de même à L’Etat d’avoir un retour sur investissement. C’est donc une relation « gagnant-gagnant », aussi bien pour l’Etat, que pour les ESI et pour les propres personnes défavorisées embauchées. Il faut profiter des modèles qui fonctionnent.
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